Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors

Le SIU fustige la proposition relative au régime de cabotage, estimant qu’elle « porte directement atteinte au secteur canadien du transport maritime intérieur »

Chris Given, président de SIU Canada, a adressé une lettre à un large éventail d’acteurs du secteur maritime à travers le pays, notamment des représentants du gouvernement, des entreprises, des partenaires industriels et d’autres organisations syndicales, concernant une proposition actuellement à l’étude dans le cadre d’une consultation menée par Transports Canada. Si elle était mise en œuvre, cette proposition permettrait aux navires battant pavillon étranger d’opérer dans le commerce maritime intérieur canadien lors de situations dites « d’urgence » sans licence de cabotage, indique la lettre datée du 27 mai du Syndicat international des marins du Canada.

La consultation, intitulée renforcer l’économie canadienne par le commerce et les transports, a été lancée le 8 mai 2026 et invite les parties prenantes à donner leur avis sur un certain nombre de propositions présentées dans le document de travail correspondant.

Given attire particulièrement l’attention sur une proposition figurant dans la section intitulée réduire les formalités administratives et rationaliser la réglementation, dans laquelle « le gouvernement a proposé sans ambages d’envisager une modification législative qui porte directement atteinte au secteur du transport maritime intérieur canadien et aux marins canadiens ».

Cet article prévoit « une flexibilité ciblée en cas d’urgence, notamment en autorisant les navires étrangers à opérer temporairement sans licence de cabotage afin de soutenir les chaînes d’approvisionnement essentielles ».

La lettre précise : « Comme vous le savez, toutes les activités liées au cabotage au Canada sont réservées aux navires battant pavillon canadien, qui emploient principalement des marins canadiens et des résidents permanents. En vertu de notre réglementation actuelle, un navire immatriculé à l’étranger peut déjà être importé pour être utilisé dans le cabotage pour une période maximale d’un an après avoir obtenu l’autorisation de l’Office des transports du Canada.

 « Dans le cadre du système actuel, il existe déjà une procédure « accélérée » et « d’urgence » permettant d’importer un navire étranger pour le cabotage en aussi peu que deux jours s’il n’y a pas d’objection ou si aucun armateur canadien ne propose de navire de remplacement approprié. En termes simples, la proposition visant à supprimer l’obligation d’obtenir une licence de cabotage est tout à fait inutile et semble avoir pour but d’empêcher les exploitants canadiens de s’opposer à l’importation d’un navire étranger. »

Protéger la souveraineté canadienne

La lettre affirme en outre : « Cette proposition est en totale contradiction avec la prétendue priorité de ce gouvernement, qui est de veiller à ce que le Canada reste un pays autosuffisant, que nous restions une nation souveraine et que nous conservions notre autonomie sur nos chaînes d’approvisionnement, y compris notre capacité à transporter à la fois des marchandises et des personnes à bord de navires détenus et exploités par l’État, avec à leur bord une main-d’œuvre maritime nationale qualifiée. Quel État du pavillon de complaisance (FOC) ce gouvernement pense-t-il viendra à notre secours en cas de crise ? De quelle nationalité seront les marins qui prendront des risques pour garantir que nos chaînes d’approvisionnement restent intactes ? Quelle entreprise étrangère acceptera de fournir un service fiable à un prix équitable ? La réalité est que presque tous les autres pays du monde vont dans la direction opposée. »

« Alors que notre gouvernement envisage d’ouvrir notre cabotage aux opérateurs étrangers, le reste du monde met en œuvre les leçons tirées de la pandémie et des guerres récentes : nous devons être autosuffisants face à une crise », affirme la lettre.

À cet égard, la lettre fait référence à des initiatives récentes en Australie, en Norvège et au Brésil. En outre, elle notait : « L’OTAN et les nations alliées se concentrent actuellement sur la capacité à répondre aux besoins en tonnage et en main-d’œuvre en temps de conflit, s’attaquant au problème de la « cécité maritime » ou de la négligence de l’importance des capacités de transport par voie maritime en cas de conflit – cela repose sur la promotion du cabotage et la nécessité de politiques maritimes nationales visant à promouvoir et à développer les marins civils et les capacités de transport maritime afin de renforcer les capacités des forces en cas de besoin. »

(Photo de Chris Given, SIU Canada)

Abonnez-vous gratuitement à notre bulletin

Abonnez-vous gratuitement à notre service de nouvelles et recevez par courriel les dernières nouvelles maritimes pertinentes et la dernière édition de eMaritime Magazine à chaque parution.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
Email