Avec l’approbation de l’Agence danoise de gestion des urgences, DanPilot et Danelec lancent un programme d’essai de télépilotage, le premier du genre dans le monde. Cette approbation marque une étape importante vers un changement de paradigme technologique, ouvrant de nouvelles possibilités en matière de sécurité, d’action climatique et d’efficacité opérationnelle dans le secteur maritime.
Après six ans de développement, le Danemark franchit une étape historique vers une infrastructure maritime plus efficace et plus numérique. Le programme d’essai créé par DanPilot et Danelec permet aux pilotes de guider les navires depuis la terre ferme, en utilisant uniquement des données avancées transmises directement par les navires.
L’objectif est d’améliorer la sécurité des pilotes et de réduire la consommation de carburant des navires, le tout sans compromettre la sécurité de la navigation. De cette manière, le pilotage à distance peut soutenir le leadership maritime du Danemark dans la transition vers un transport maritime plus sûr et plus durable.
« Le pilotage à distance rend notre travail plus sûr et contribue à réduire les émissions de CO₂ et les coûts opérationnels pour nos clients. Nous avons travaillé intensivement dans ce sens pendant six ans, et maintenant nous pouvons enfin le tester dans la pratique. Il pourrait constituer un changement de paradigme majeur dans la manière dont le pilotage est effectué », déclare Erik Merkes Nielsen, PDG de DanPilot.
L’approbation a été accordée dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer la sécurité et la préparation en mer. Le test servira de base à une future réglementation et à une éventuelle application plus large, tant au niveau national qu’international.
Une technologie au potentiel mondial
Le programme de télépilotage se déroulera dans le Kattegat et dans l’ouest de la mer Baltique. Pour la première fois, il permet aux pilotes de guider des navires sélectionnés dans les eaux danoises sans monter à bord physiquement. L’opération est effectuée à partir d’un centre de contrôle situé dans la ville de Randers, ce qui permet d’éliminer la partie la plus dangereuse du travail d’un pilote : l’embarquement physique à bord des navires.
« Le télépilotage n’est pas seulement une avancée technologique, c’est aussi une étape stratégique vers un transport maritime plus sûr et plus durable. Nous sommes fiers de fournir l’infrastructure technologique qui permet une navigation sûre sans la présence physique d’un pilote. La cybersécurité, pierre angulaire de notre technologie, est une condition préalable à la mise en œuvre de la solution en toute sécurité et à grande échelle dans le secteur maritime mondial », déclare Casper Jensen, PDG de Danelec.
Pour le secteur maritime, le télépilotage offre des avantages considérables. Les navires n’ont plus besoin de changer de cap ou de vitesse pour embarquer un pilote, ce qui réduit la consommation de carburant. Dans le même temps, les bateaux-pilotes ne sont plus nécessaires dans certains cas, ce qui permet d’économiser du carburant et des ressources logistiques sans compromettre la sécurité des opérations.
Pendant la phase d’essai, la technologie ne sera utilisée que sur des navires répondant à des exigences techniques spécifiques et uniquement dans des eaux désignées. La solution devrait concerner jusqu’à 10 % des opérations de pilotage de DanPilot dans les eaux danoises.
Le test est mené en collaboration avec une série de compagnies maritimes, dont Maersk, qui fournit des navires opérant dans la zone d’essai.
Le pilotage à distance est basé sur la technologie de Danelec, qui recueille et transmet les données clés du navire – notamment le cap, la vitesse et la position – via l’enregistreur de données de voyage (VDR) du navire. Ces données sont transmises en temps réel au centre de contrôle de DanPilot à Randers. Là, le pilote utilise le logiciel de Danelec pour analyser les informations et fournir des conseils de navigation précis – sans être physiquement présent à bord.
À propos du programme d’essai
– La période de test durera jusqu’à 18 mois et comprendra environ 50 pilotages.
– Le pilotage est effectué à partir du centre de contrôle de Randers.
– S’applique aux navires du Kattegat et de l’ouest de la mer Baltique dont le tirant d’eau est inférieur à 13 mètres.
– Effectué uniquement pendant les transits qui ne nécessitent pas de pilotage obligatoire
(Image de DanPilot)
