Le Fonds monétaire international a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique mondiale pour cette année et a averti qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient pourrait déclencher une « crise énergétique d’une ampleur sans précédent ».
« Les perspectives mondiales se sont brusquement assombries suite au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient », a écrit Pierre-Olivier Gourinchas, conseiller économique au FMI, dans le dernier rapport « Perspectives de l’économie mondiale » du FMI publié aujourd’hui.
Le FMI table désormais sur une croissance mondiale de 3,1 % en 2026, soit une révision à la baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport à ses prévisions de janvier. Mais cette légère révision suppose que la guerre sera « relativement de courte durée ». L’inflation mondiale devrait atteindre 4,4 % en 2026.
Le ralentissement de la croissance et la hausse de l’inflation devraient être particulièrement marqués dans les économies émergentes et en développement.
Le rapport du FMI souligne que les risques à la baisse dominent les perspectives. « Un conflit plus long ou de plus grandes ampleurs, une aggravation de la fragmentation géopolitique, une réévaluation des attentes concernant la productivité liée à l’intelligence artificielle ou une recrudescence des tensions commerciales pourraient affaiblir considérablement la croissance et déstabiliser les marchés financiers.
« Le niveau élevé de la dette publique et l’érosion de la crédibilité institutionnelle accentuent encore les vulnérabilités. Dans le même temps, l’activité pourrait être stimulée si les gains de productivité liés à l’IA se concrétisaient plus rapidement ou si les tensions commerciales s’apaisaient de manière durable. »

(Images provenant de Dreamstime)
