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La réunion de l’OMI s’achève sans qu’un consensus ait été atteint sur le cadre « zéro émission nette »

Les États n’ont une nouvelle fois pas réussi à s’entendre sur un accord, en raison des pressions exercées par une petite minorité de pays producteurs de combustibles fossiles et des divisions au sein des États progressistes, a rapporté l’organisation militante Transport and Environment (T&E), basée à Bruxelles.

Les négociations à l’OMI, qui se sont achevées aujourd’hui à Londres, se sont soldées par un échec pour la troisième réunion consécutive, les efforts menés par les États-Unis et l’Arabie saoudite pour faire échouer tout progrès ayant porté leurs fruits. Alors que les délégués des pays vulnérables ont souligné le coût tragique des catastrophes climatiques de cette année, les mesures prises sont beaucoup trop lentes, met en garde T&E.

Alors que des négociateurs pragmatiques, dont l’UE, se sont montrés ouverts à des mesures de compromis, comme l’abandon d’un fonds centralisé et l’assouplissement des cibles en matière de gaz à effet de serre, les négociateurs américains et saoudiens ont largement campé sur leurs positions. T&E a exhorté les négociateurs à ne pas céder à la croisade de l’administration Trump visant à sacrifier des cibles ambitieuses au profit du gaz fossile et des biocarburants issus de cultures – une entente perdante-perdante tant pour le climat que pour la pérennité de l’industrie.

L’incapacité persistante à trouver un terrain d’entente ambitieux non seulement détourne le transport maritime de la voie de la décarbonisation, mais enferme également les États importateurs de combustibles fossiles et l’industrie du transport maritime dans une dépendance persistante. Pendant la crise du détroit d’Ormuz, la dépendance au pétrole a coûté à l’industrie environ 340 millions d’euros par jour, selon les estimations de T&E.

La prochaine grande réunion de l’OMI aura lieu du 30 novembre au 3 décembre. À cette occasion, les gouvernements devront adopter un accord mondial capable de décarboniser le transport maritime d’ici 2050, plutôt que de renoncer à la lutte contre les changements climatiques ou de reporter encore une fois l’action. T&E a exhorté les délégations à intensifier leurs efforts diplomatiques pour surmonter l’obstruction des États-Unis et de leurs alliés.

Parallèlement, les gouvernements ambitieux ne doivent pas laisser les retards persistants à l’OMI freiner la nécessité de décarboniser le transport maritime. Il devient de plus en plus urgent d’agir aux niveaux régional et national en matière de transport maritime international, compte tenu de l’incapacité de l’OMI à aller de l’avant.

Alex Springer, directeur par intérim du secteur maritime chez T&E, a déclaré : « Après un été marqué par des vagues de chaleur, des sécheresses et des températures marines record, l’incapacité des États à s’entendre sur une entente crédible est profondément décevante. Cela éloigne de plus en plus le transport maritime mondial de l’objectif qu’il doit atteindre. Les gouvernements devraient aller de l’avant avec des mesures régionales ambitieuses et ne doivent pas attendre un accord mondial avant de passer à l’action. »

(Photo de l’OMI sur la réunion, et photo de Dreamstime montrant la cheminée d’un navire)

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