Le secteur du transport maritime international, qui assure plus de 80 % du commerce mondial et utilise plus d’espace océanique que tout autre secteur, intensifie son action en faveur de la protection des océans.
Cette année, la Journée mondiale de la mer, célébrée mondialement le 25 septembre, met l’accent sur les possibles incidences du secteur sur le milieu marin et sur ce qu’il peut faire pour réduire la pollution, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et prévenir la perte de biodiversité.
Le Secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, M. Arsenio Dominguez, a déclaré : « Depuis plusieurs décennies, l’OMI s’efforce de trouver le juste équilibre pour que le secteur du transport maritime ne soit pas le problème, mais la solution. Qu’il s’agisse de réglementations internationales visant à protéger l’environnement et soutenir les gens de mer, de soutien technique aux États Membres ou de rassemblement de toutes les parties prenantes – gouvernements, industrie, universités, société civile – pour trouver des solutions, nous trouvons toujours un moyen de parvenir à des solutions globales ».
Dominguez a appelé la communauté maritime à poursuivre sur la lancée des récents progrès réalisés au niveau mondial.
Il s’agit notamment de l’entrée en vigueur imminente de l’Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) relatif à la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (Accord BBNJ, communément appelé Accord sur la haute mer), ainsi que des engagements pris lors de la Conférence des Nations Unies sur les océans qui s’est tenue à Nice en juin et des négociations en cours en vue de la conclusion d’un accord mondial sur la pollution par les matières plastiques.
Dans sa déclaration, le Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, a indiqué : « En cette journée mondiale de la mer, réaffirmons notre obligation de protéger les océans et ceux qui en dépendent. Faisons en sorte que le résultat de Nice soit atteint, investissons dans des industries maritimes résilientes […] et faisons en sorte que l’économie bleue soit le moteur d’un développement durable inclusif ».
Action de l’OMI pour l’océan
Sous le thème « Notre océan, notre responsabilité, notre chance », l’OMI a mis en évidence les actions et les progrès réalisés cette année :
- S’attaquer à la pollution marine par les déchets plastiques : Adoption en avril du Plan d’action de 2025 visant à traiter le problème des déchets plastiques rejetés dans le milieu marin par les navires, qui vise à réduire la contribution provenant du transport maritime et des navires de pêche aux déchets plastiques dans le milieu marin.
- Protéger la biodiversité : En avril, l’OMI a entamé l’élaboration d’un nouveau cadre réglementaire mondial juridiquement contraignant sur la gestion de l’encrassement biologique afin de lutter contre la propagation des espèces aquatiques envahissantes susceptibles d’être transportées par les navires.
- Décarbonation : Le projet de Cadre Zéro émission nette de l’OMI a été approuvé en avril, y compris les réglementations relatives à une nouvelle norme mondiale sur les combustibles et un mécanisme de fixation des prix des émissions de GES provenant des navires. Les mesures doivent être examinées en vue de leur adoption en octobre 2025.
- Pollution atmosphérique : La mer Méditerranée est devenue une zone de contrôle des émissions (Med SOx ECA) en vertu du traité MARPOL Annexe VI en mai. La teneur en soufre du fioul des navires opérant dans la zone est désormais limitée à 0,1 %, ce qui réduit considérablement la pollution atmosphérique et apporte des avantages majeurs à la fois pour la santé humaine et pour l’environnement marin.
- Recyclage des navires : La Convention internationale de Hong Kong pour le recyclage sûr et écologiquement rationnel des navires est entrée en vigueur en juin. Elle vise à garantir que les navires en fin de vie soient recyclés en toute sécurité.
- Bruit rayonné sous l’eau (URN) : Extension du Projet GloNoise pour soutenir la mise en œuvre par les États Membres des Directives révisées de l’OMI visant à réduire le bruit sous l’eau ainsi que du Plan d’action sur la prévention du bruit rayonné sous l’eau.
(Image de l’OMI)
