Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors

Le Canada doit faire plus que conclure de nouveaux accords commerciaux pour réduire sa dépendance envers les États Unis, affirme l’ancien négociateur commercial en chef

Le Canada ne pourra pas réduire sa dépendance économique envers Unis simplement en concluant davantage d’accords commerciaux, selon un nouveau rapport de Steve Verheul, ancien négociateur commercial en chef du Canada pour l’ACEUM et l’AECG.

Publié aujourd’hui par le Forum des politiques publiques, le rapport Comment diversifier le commerce du Canada De la dépendance à la résilience soutient que le Canada doit adopter une stratégie prudente à deux volets : préserver le meilleur accès possible au marché américain, qui demeure essentiel, tout en développant de toute urgence les infrastructures, la capacité d’investissement et les mécanismes commerciaux nécessaires pour être concurrentiel sur d’autres marchés.

Le rapport paraît alors que le conflit commercial entre le Canada et les États Unis continue de s’intensifier et que des dirigeants canadiens des milieux des affaires et du gouvernement se préparent à participer au Sommet sur l’investissement au Canada, qu i aura lieu la semaine prochaine.

« Les États Unis demeureront le partenaire commercial le plus important et le plus étroitement intégré du Canada, mais cela ne doit pas nous empêcher de renforcer nos relations économiques ailleurs dans le monde », a déclaré Steve Verheul, Fellow du Forum des politiques publiques. « Le Canada ne peut pas diversifier son commerce en signant des accords et en espérant que l’activité commerciale suivra. Nous devons bâtir les infrastructures, la capacité d’investissement et la stratégie commerciale nécessaires pour transformer l’accès aux marchés en exportations, en investissements et en emplois. »

Le Canada possède l’un des réseaux d’accords commerciaux les plus étendus au monde. Toutefois, cet accès sur papier ne s’est pas toujours traduit par une augmentation de l’activité commerciale des entreprises canadiennes. Les efforts précédents visant à di versifier le commerce du Canada ont également produit des résultats limités.

Steve Verheul soutient que les perturbations actuelles rendent cette diversification à la fois plus nécessaire et plus réalisable. Pour y parvenir, les gouvernements devront travailler en étroite collaboration avec les entreprises, les partenaires autochtones les autres ordres de gouvernement afin de renforcer les capacités nationales et de créer des débouchés commerciaux viables à l’étranger.

Le rapport formule sept recommandations :

  1. Mobiliser des investissements dans de grands projets qui accroissent les capacités du Canada dans les secteurs des ressources, de la fabrication et des exportations.
  2. Élaborer une stratégie nationale d’infrastructures favorisant le commerce afin de déterminer et d’accélérer la réalisation des portes d’entrée, des corridors et des autres infrastructures nécessaires pour accéder aux marchés autres que celui des États Unis.
  3. Soumettre les principales décisions fiscales, réglementaires et stratégiques à un test de compétitivité, particulièrement celles qui touchent les secteurs axés sur l’exportation.
  4. Adopter une stratégie commerciale à deux volets visant à préserver le meilleur accès possible au marché américain tout en élargissant les relations d’exportation du Canada dans le monde.
  5. Traduire plus efficacement les accords commerciaux en transactions commerciales, en investissements et en croissance des exportations dans le secteur privé.
  6. Conclure des accords sectoriels ciblés parallèlement aux accords de libre en accordant une plus grande importance à la rapidité et à la valeur commerciale.
  7. Créer un cadre de sécurité économique pour protéger le Canada contre les pratiques commerciales déloyales, les mesures économiques coercitives et la dépendance envers des fournisseurs peu fiables.

Le rapport prévient que la diversification exigera des choix difficiles. L’accès aux marchés autres que  celui des États Unis pourrait, dans un premier temps, favoriser les exportations d’énergie et de ressources naturelles. Les secteurs fortement intégrés, comme celui de la fabrication automobile, auront plus de difficulté à réorienter leur production et leurs chaînes d’approvisionnement.

Il souligne également que le Canada doit conserver la capacité de conclure des accords commerciaux au delà de l’Amérique du Nord.

Steve Verheul écrit que tout futur modèle de « forteresse nord américaine » ne doit pas réussir davantage à enfermer le Canada qu’à tenir les concurrents à l’écart.

« La diversification du commerce ne consiste pas à se détourner rapidement des États Unis », a déclaré Steve Verheul. « Il s’agit d’un effort à long terme pour rendre le Canada plus concurrentiel, plus résilient et mieux en mesure de protéger ses intérêts économiques dans un monde beaucoup moins prévisible. »

(Photo et image carte du Forum des politiques publiques)

Abonnez-vous gratuitement à notre bulletin

Abonnez-vous gratuitement à notre service de nouvelles et recevez par courriel les dernières nouvelles maritimes pertinentes et la dernière édition de eMaritime Magazine à chaque parution.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest
Email