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Réforme du Code canadien du travail : Ottawa doit protéger les chaînes d’approvisionnement

Alors que le gouvernement fédéral vient de terminer les consultations sur des réformes potentielles au Code canadien du travail, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) demande que la priorité soit accordée à la stabilité des chaînes d’approvisionnement et à la réduction du fardeau réglementaire des PME. Il est temps de moderniser les règles du travail qui, depuis longtemps, favorisent les grands syndicats.

Les récents arrêts de travail au sein des compagnies ferroviaires CN et CPKC, les grèves dans les ports de la Colombie-Britannique et au Port de Montréal ainsi que la grève à Postes Canada, ont coûté aux PME une somme médiane de 10 000 $. Les fabricants, les grossistes et les producteurs figurent parmi les plus durement touchés.

« Les PME ne sont pas à la table de négociation, mais ce sont elles qui paient le prix quand un arrêt de travail est déclenché dans les secteurs sous réglementation fédérale. Même de brèves interruptions ont entraîné des pertes durables qui se sont répercutées sur l’ensemble de l’économie. Le gouvernement doit se doter des outils nécessaires pour intervenir et éviter que les chaînes d’approvisionnement du pays ne soient prises en otage chaque fois qu’un différend survient entre les employeurs et les syndicats », affirme Christina Santini, directrice des Affaires nationales à la FCEI.

Il faut savoir que 9 propriétaires de PME sur 10 (92 %) déclarent que les entreprises sous réglementation fédérale qui jouent un rôle crucial dans la chaîne d’approvisionnement doivent être définies comme des fournisseurs de services essentiels. La FCEI demande au gouvernement fédéral de protéger ses pouvoirs en vertu de l’article 107 du Code canadien du travail afin d’intervenir lorsque les chaînes d’approvisionnement sont menacées, et de tenir compte des répercussions économiques dans la prise de décisions relatives au maintien des activités. Selon la FCEI, une analyse détaillée sur les répercussions d’une grève sur l’économie, les PME et la population devrait être exigée avant le déclenchement de celle-ci. Si les répercussions potentielles sont majeures, une grève générale ne devrait pas être autorisée. Le gouvernement devrait également rendre le processus de négociation collective plus transparent en exigeant que toutes les offres et contre-offres soient rendues publiques.

« Chaque fois que les chaînes d’approvisionnement sont paralysées, les PME en paient le prix : commandes annulées, livraisons retardées et pertes de revenus. Le Code canadien du travail ne tient pas compte des répercussions potentielles des arrêts de travail sur les PME et l’économie. Il faut vraiment que ça change. Le gouvernement fédéral doit cesser de faire pencher les lois du travail du côté syndical. La stabilité économique et la protection des chaînes d’approvisionnement doivent être la priorité absolue, en tout temps et en toutes circonstances », conclut Jasmin Guénette, vice-président des Affaires nationales à la FCEI.

(Photo de Dreamstime)

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