Les ports de Long Beach et de Los Angeles ont publié un rapport exhaustif qui recense les carburants marins propres prometteurs pour les navires de haute mer et décrit les mesures à prendre pour favoriser leur utilisation au sein du complexe portuaire le plus achalandé du pays.
Réalisée dans le cadre des efforts conjoints des ports au titre du Green Shipping Corridor, l’Évaluation de faisabilité des carburants marins propres a examiné quels carburants sont les plus susceptibles d’être adoptés par l’industrie maritime faisant escale dans nos ports, quel volume de demande pourrait se développer localement et quelles infrastructures seraient nécessaires pour les soutenir.
L’étude a révélé que le gaz naturel liquéfié (GNL) et le méthanol constituent les deux carburants maritimes propres les plus viables à court et à moyen terme. Tous deux offrent des solutions potentielles pour réduire les émissions des navires de haute mer, selon leur mode de production et leur provenance. Environ 4 000 navires font escale chaque année dans les ports de la baie de San Pedro. La réduction des émissions de ces navires – qui constituent la principale source d’émissions dans le complexe portuaire – est essentielle à la réalisation des objectifs du Plan d’action pour la qualité de l’air.
« Les investissements stratégiques guidés par cette étude permettront de développer le marché de ces carburants marins verts, aidant ainsi les navires assurant la liaison transpacifique à opérer la transition vers un avenir plus propre », a déclaré le Dr Noel Hacegaba, chef de la direction du Port de Long Beach. « Les résultats de cette étude nous ouvrent une voie prometteuse pour collaborer avec nos partenaires afin de continuer à améliorer la qualité de l’air dans toute la région, dans la poursuite de nos ambitions en matière de zéro émission. »
« La réduction des émissions des navires est l’un des défis les plus importants auxquels notre industrie est confrontée », a déclaré Gene Seroka, directeur général du Port de Los Angeles. « Cette étude nous donne une image plus claire de l’orientation du marché et de la manière dont nous pouvons collaborer avec nos partenaires pour rendre les carburants marins plus propres plus accessibles. Il s’agit d’une autre étape importante dans notre engagement continu en faveur d’un air plus pur et d’une chaîne d’approvisionnement plus durable. »
Parmi les conclusions de l’étude :
- Les compagnies maritimes investissent dans diverses technologies de carburants, plutôt que de s’orienter vers une seule alternative au carburant marin conventionnel.
- D’ici 2030, la demande annuelle dans les deux ports pourrait atteindre environ 65 000 à 115 000 tonnes métriques de GNL et 64 000 à 250 000 tonnes métriques de méthanol, selon les conditions du marché et le déploiement des navires.
- Une grande partie de l’infrastructure de stockage et de distribution nécessaire à la mise en place précoce du méthanol comme carburant est déjà disponible ou pourrait être adaptée, ce qui réduirait la nécessité d’importants investissements initiaux.
- Les coûts des carburants, les engagements des compagnies maritimes et les exigences réglementaires contribueront à déterminer à quelle vitesse les carburants plus propres seront largement disponibles.
- L’évaluation recommande aux ports d’adopter une approche progressive consistant notamment à encourager l’utilisation précoce du méthanol, à explorer des projets pilotes de ravitaillement, à tirer parti des installations de stockage existantes et à collaborer avec les organismes de réglementation afin d’établir des exigences claires en matière de sécurité et d’autorisation. En ce qui concerne le GNL, l’étude recommande de se concentrer sur les méthodes existantes de ravitaillement de navire à navire afin de garantir la sécurité et l’efficacité, plutôt que de construire de nouvelles installations de stockage de grande envergure dans les ports.
- Les renseignements contenus dans cette évaluation contribueront à éclairer un appel d’offres conjoint des ports, dont la publication est prévue d’ici la fin de l’année, visant à solliciter des propositions pour démontrer les capacités d’avitaillement en carburants de remplacement dans la baie de San Pedro.
- Les ports s’appuieront également sur ces conclusions pour orienter leur planification future et leur collaboration avec les compagnies maritimes, les fournisseurs de carburant, les exploitants de terminaux et les organismes gouvernementaux, alors que l’industrie maritime poursuit sa transition vers des opérations à faibles émissions.
- Mis à jour en 2017, le CAAP est une stratégie globale visant à accélérer les progrès vers un avenir sans émissions, tout en protégeant et en renforçant la position concurrentielle des ports dans l’économie mondiale. Depuis 2005, les émissions de polluants atmosphériques liées aux activités portuaires dans la baie de San Pedro ont diminué de 90 % pour les particules de diesel, de 70 % pour les oxydes d’azote et de 98 % pour les oxydes de soufre. Des cibles de réduction des gaz à effet de serre provenant de sources liées aux ports ont été introduites dans le cadre du CAAP de 2017. Le document prévoit que les ports réduisent leurs émissions de GES de 40 % par rapport au niveau de 1990 d’ici 2030 et de 80 % d’ici 2050. Le Plan d’action pour la qualité de l’air a été initialement approuvé en 2006. Consultez les derniers inventaires d’émissions du port de Long Beach et du port de Los Angeles.
- (Photo d’un porte-conteneurs au GNL de ZIM)
