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L’OMI adopte des cadres d’évaluation des activités de recherche en géo-ingénierie marine

L’Organisation maritime internationale (OMI) a adopté de nouvelles lignes directrices visant à garantir que la recherche en géo-ingénierie marine évite tout impact inacceptable, dans un contexte d’intérêt croissant pour les technologies d’atténuation des changements climatiques.

La géo-ingénierie marine fait appel à des méthodes visant à accroître la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone de l’atmosphère ou à stocker le carbone pendant de longues périodes. Cependant, leurs impacts potentiels sur les écosystèmes marins ne sont pas encore pleinement compris.

Réunies au siège de l’OMI à Londres, les Parties à la Convention de 1972 sur la prévention de la pollution marine par le déversement de déchets et d’autres matières (Convention de Londres) et au Protocole de 1996 à cette Convention (Protocole de Londres) ont adopté une résolution établissant des cadres d’évaluation pour la fertilisation des océans, l’augmentation de l’alcalinité des océans et l’immersion de biomasse en mer.

Ces cadres aideront les gouvernements à déterminer, au cas par cas, si les activités proposées constituent de la recherche scientifique légitime et si elles peuvent être menées sans risques inacceptables pour l’environnement marin.

Se félicitant de cette avancée, le secrétaire général de l’OMI, M. Arsenio Dominguez, a déclaré : « À une époque où la géo-ingénierie marine suscite un intérêt croissant de la part des milieux scientifiques, commerciaux et du grand public, ces cadres fournissent aux régulateurs et aux chercheurs des outils rigoureux et transparents pour évaluer les activités proposées et protéger l’environnement marin. »

Ces cadres fournissent une structure commune pour une approche de précaution concernant les trois méthodes de géo-ingénierie marine suivantes :

  • Fertilisation des océans : Stimulation de la productivité primaire dans l’océan par l’ajout de nutriments à l’eau de mer afin de favoriser la croissance du phytoplancton, qui absorbe le dioxyde de carbone de l’atmosphère;
  • Augmentation de l’alcalinité des océans : Ajout de substances alcalines à l’eau de mer afin d’accroître la capacité de l’océan à absorber le dioxyde de carbone atmosphérique et à contrer l’acidification des océans.
  • Enfoncement de biomasse dans l’océan : introduction délibérée de matière biologique, telle que de la matière végétale marine ou terrestre, dans l’océan afin de stocker le carbone.

Chaque cadre couvre la sélection initiale, l’évaluation environnementale, la gestion des risques, la prise de décision et l’examen post-projet. Les évaluations peuvent être réexaminées à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.

(Image de l’OMI)

 

 

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