North Vancouver (C.-B.) — « Je déclare par la présente que la quille est bel et bien posée », s’est exclamée l’honorable Jill McKnight, ministre des Anciens Combattants et ministre déléguée de la Défense nationale, aux côtés de Kevin Brosseau, sous-ministre délégué principal de la Défense nationale et commissaire de la Garde côtière canadienne, ainsi que de Braeden Caley, député de North Vancouver-Capilano, aux chantiers navals Seaspan.
Le 14 octobre, les dignitaires se sont joints à Seaspan et à plus de 2 500 de ses employés pour la cérémonie de pose de la quille du futur navire de la Garde côtière canadienne, le CCGS Imnaryuaq — le plus grand brise-glace polaire jamais conçu et construit au Canada, pour le Canada.
Pour marquer le début de la cérémonie, Tsitsáyxemaat Rebecca Duncan et Chamiya Janis Campbell ont frotté la quille du navire avec des branches de cèdre et ont entonné un chant de bénédiction dans le cadre de la cérémonie sacrée et traditionnelle de purification des Salishs de la côte. Comme l’a expliqué le chef Ian Campbell de Sekyu Siyam, l’intention est de chasser les énergies négatives, d’éliminer les énergies indésirables, d’assurer une protection et d’inviter l’équilibre et la bonne santé.
Pour la pose de la quille, deux pièces conçues par des artistes autochtones des nations Squamish et Inuites ont été choisies, dont une pièce commémorative de la Monnaie royale canadienne sélectionnée par la Garde côtière canadienne (GCC). Dotés d’une imagerie puissante, les motifs figurant sur les pièces symbolisent la protection du navire tant contre les éléments du ciel que de la mer, incarnant la vigilance, la résilience et un engagement commun a mené chaque voyage à bon port en toute sécurité.
Étape importante dans la construction d’un navire, les pièces ont été placées près de la coque du brise-glace polaire de grande taille par Hitam Treadwell, chef d’équipe de gréement aux chantiers navals Seaspan de Vancouver, et Jeff Neilson, directeur principal par intérim de l’approvisionnement en navires au sein des Services d’ingénierie de la GCC; elles y resteront pendant toute la durée de vie du navire, apportant bonne chance aux constructeurs et à tous ceux qui navigueront à bord au cours des décennies à venir.
Cette étape s’inscrit dans la continuité du lancement officiel de la construction du futur NGCC Imnaryuaq en avril 2025, marqué par la découpe de l’acier destiné au premier bloc polaire du navire. Moins de deux ans plus tard, le navire prend forme à un rythme accéléré, rapprochant ainsi le Canada un peu plus de l’arrivée de son prochain brise-glace polaire lourd au début des années 2030.
Le futur NGCC Imnaryuaq est d’une complexité extraordinaire; il est conçu pour opérer de manière autonome dans le Haut-Arctique tout au long de l’année. Une fois livré, il jouera un rôle essentiel en permettant à la Garde côtière canadienne de naviguer et d’opérer le long de plus de 162 000 km de côtes arctiques. Comptant parmi les rares navires de classe polaire 2 au monde, il sera capable d’opérer plus au nord, dans des conditions de glace plus difficiles et pendant des périodes plus longues que n’importe quel brise-glace canadien à ce jour, renforçant ainsi la souveraineté du Canada dans l’Arctique.
Le NGCC Imnaryuaq est le septième navire conçu et construit par Seaspan dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN). Il sera également le cinquième navire de classe polaire construit pour la GCC, et l’un des 21 brise-glaces au total que Seaspan est en train de construire.

(Images de Seaspan montrant la cérémonie de pose de la quille et une représentation du brise-glace polaire)
