Dans une lettre conjointe adressée à trois ministres du gouvernement fédéral, les maires des Grands Lacs et du Saint-Laurent se sont joints aux acteurs de l’industrie maritime pour « libérer le potentiel de croissance grâce à HY H20 » en éliminant un obstacle majeur : les services limités de dédouanement des conteneurs internationaux par l’Agence des services frontaliers du Canada.
Les maires soulignent que « le dédouanement des conteneurs internationaux le long de l’autoroute H2O est concentré dans une seule installation portuaire, et qu’il n’existe aucune capacité complémentaire ailleurs du côté canadien du système.
(L’installation portuaire en question se trouve à Montréal.)
« Bien que cette capacité existante soit essentielle, l’absence d’options supplémentaires confirmées pour le dédouanement dans d’autres ports — notamment Hamilton, Québec, Windsor, Picton, Port Colborne et Goderich — rend le système moins flexible et sous-utilisé.
Le retrait récent des services de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) du port de Valleyfield en 2024 a encore réduit notre capacité collective. Cela se produit dans un contexte où les ports américains de la côte Est prennent progressivement le relais des activités destinées au Canada, les conteneurs provenant des ports situés au sud de la frontière étant ensuite transportés par camion et par train vers notre région. Cela crée non seulement des embouteillages, mais empêche également le développement de chaînes logistiques qui soutiennent une économie forte au Canada et des emplois bien rémunérés pour nos résidents. »
Dans une lettre adressée à la ministre des Transports Chrystia Freeland, au ministre de la Sécurité publique Gary Anandasangaree et à la ministre de l’Industrie Melanie Joy, les maires de Montréal, St. Catherines, Québec, Hamilton, Windsor, Colbourne, Goderich et Valleyfield ont souligné leur conviction que le corridor des Grands Lacs et de la Voie maritime était « essentiel non seulement pour diversifier les relations commerciales mondiales du Canada, mais aussi pour bâtir une économie nationale plus intégrée, plus résiliente et plus compétitive ».
« Dans un contexte d’instabilité mondiale et de pression croissante sur nos chaînes d’approvisionnement, le transport maritime fluvial, et en particulier le transport maritime à courte distance, représente une solution sous-utilisée, mais stratégique », ont déclaré les maires, dont plusieurs sont membres du conseil d’administration de l’Initiative des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent. « Il offre un réel potentiel pour réduire la dépendance excessive à l’égard des infrastructures routières, améliorer l’accès commercial aux marchés étrangers et renforcer les liens est-ouest et nord-sud entre les régions canadiennes, contribuant ainsi à faire progresser la vision du gouvernement fédéral d’une « économie canadienne unique » et d’une approche « Canada fort » plus autonome.
(Photo du port de Hamilton)
