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Rapport de la vérificatrice générale souligne la surveillance insuffisante dans l’arctique canadien

Ottawa— Dans un rapport déposé à la Chambre des communes, la vérificatrice générale, Karen Hogan, conclut que le gouvernement fédéral n’a pas réglé les problèmes de longue date nuisant à la surveillance dans les eaux arctiques canadiennes. Par conséquent, les organisations fédérales responsables de la sûreté et de la sécurité de la région de l’Arctique n’ont pas une vue d’ensemble de la circulation dans cette région et elles ne sont pas prêtes à répondre aux besoins accrus de surveillance, ces eaux devenant de plus en plus accessibles aux navires en raison du réchauffement climatique.

L’accessibilité accrue des régions du Nord crée des possibilités économiques, comme l’exploitation minière, la pêche commerciale et le tourisme. Cela suscite l’intérêt d’investisseurs étrangers et de la concurrence dans la région de l’Arctique mais augmente la probabilité d’accès non autorisé, d’incidents de sécurité, de pêche illégale et de pollution marine.

Les problèmes de longue date non réglés qui sont soulevés dans cet audit comprennent une surveillance incomplète, des données insuffisantes sur le trafic des navires, un manque de moyens efficaces pour partager l’information sur le trafic maritime ainsi que des flottes et de l’équipement désuets. Le renouvellement des navires, des aéronefs, des satellites et de l’infrastructure nécessaires à la surveillance du trafic maritime et aux interventions en cas d’incidents liés à la sécurité et à la sûreté accuse tant de retard que certains navires seront probablement retirés avant qu’il ne soit possible de les remplacer. Par exemple, les brise‑glaces et l’avion‑patrouilleur vieillissants de Transports Canada et de la Garde côtière canadienne approchent de la fin de leur durée de vie utile.

L’audit a montré que certains des investissements du gouvernement dans l’infrastructure utilisée pour la surveillance des eaux arctiques, comme l’installation navale de Nanisivik, ont peu contribué à améliorer la surveillance et la capacité d’intervention en cas d’incident. La présence du Canada dans les eaux arctiques est compromise par des retards persistants dans le renouvellement et l’expansion de l’équipement et de la capacité, ainsi que par l’absence d’un plan d’urgence.

« Les lacunes qui touchent la surveillance des eaux arctiques et les préoccupations liées aux équipements vieillissants du Canada sont connues depuis des années », a déclaré Mme Hogan. « Le gouvernement doit s’attaquer sans tarder aux problèmes de longue date relevés dans notre audit pour favoriser le renouvellement durable des équipements et protéger les intérêts du Canada dans l’Arctique, y compris la capacité de réagir aux menaces et aux incidents. »

Le rapport 6, La surveillance des eaux arctiques des rapports de la vérificatrice générale du Canada de 2022 peut être consulté dans le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.

(Photo Garde côtière canadienne)

 

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