Ottawa prêt à intervenir dans le conflit du front de mer de Montréal

 

Selon un article paru aujourd’hui dans le journal La Presse, le gouvernement Trudeau entend intervenir rapidement si les débardeurs du port de Montréal lancent une grève après avoir rejeté massivement dimanche la dernière offre de l’Association des employeurs maritimes. Et le premier ministre du Québec, François Legault, soutient également une éventuelle intervention rapide d’Ottawa.

La législation pour forcer les débardeurs en grève à retourner au travail est sur les planches à dessin dans le cabinet de la ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, a déclaré La Presse.

Le conflit prolongé du front de mer au deuxième plus grand port du Canada aurait été soulevé lors de discussions entre M. Trudeau et M. Legault la semaine dernière.

Mais après que les 1125 débardeurs aient rejeté l’offre de l’AEM de renouveler une convention collective qui a expiré le 31 décembre 2018, le chef du SCFP 375, Michel Murray, a invité les employeurs du port à reprendre les négociations. Le MEA s’est déclaré prêt à reprendre les pourparlers dominés par des différences majeures sur les horaires de travail et à trouver un équilibre entre le travail et la vie de famille.

Le vote de dimanche dernier a coïncidé avec le dernier jour d’un armistice de sept mois entre les deux parties qui, en fait, a conduit les autorités d’Ottawa à laisser la porte ouverte au processus de négociation collective plutôt que d’intervenir avec une loi de retour au travail.

Lundi, une vingtaine d’associations de l’industrie, dans un communiqué publié par la Chambre de commerce du Canada, ont exprimé leur déception face au résultat du vote et ont exhorté Ottawa à éviter toute interruption des opérations au port de Montréal.

Pendant ce temps, dans l’incertitude croissante, certains expéditeurs ont récemment commencé à détourner des marchandises vers des ports de la côte est comme Halifax.

Dans ce contexte, le transporteur mondial Hapag-Lloyd a averti tôt aujourd’hui ses clients qu’il pourrait commencer à détourner des navires de Montréal si la situation du front de mer s’aggrave.

Dans un courriel, la société a déclaré: «Avec le risque d’une éventuelle action industrielle au port de Montréal, nous prévoyons que les performances du terminal dans le port seront gravement affectées … Au fur et à mesure que la situation évolue, il peut s’avérer nécessaire de détourner les navires …»

De plus, Hapag-Lloyd a avisé les expéditeurs des frais supplémentaires de plusieurs centaines de dollars pour le transport de conteneurs par chemin de fer à destination ou en provenance des autres ports d’escale, Saint John, Nouveau-Brunswick, ou Halifax, Nouvelle-Écosse, en cas de détournement. (Photo MPA)

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