L’Union européenne trace une nouvelle voie pour la navigation verte

Bruxelles – La Commission européenne a dévoilé aujourd’hui son plan à long terme pour l’écologisation et la numérisation des transports dans un rapport intitulé Stratégie de mobilité durable et intelligente. Le plan est structuré autour de trois objectifs clés: rendre le système de transport européen durable, intelligent et résilient.

La CE a déclaré qu’une voie claire dans la mise en œuvre du Green Deal européen est nécessaire pour parvenir à une réduction de 90% des émissions de gaz à effet de serre liées au transport d’ici 2050. En outre, la pandémie de coronavirus a mis en lumière les vulnérabilités du marché unique et la nécessité de renforcer sa résilience.

Aujourd’hui, les transports représentent un quart des émissions totales de gaz à effet de serre de l’UE et les émissions ont augmenté ces dernières années. «Notre objectif d’être le premier continent neutre pour le climat d’ici 2050 et notre objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de -55% d’ici 2030 exigent plus d’ambition dans les transports», indique le rapport.

Le plan vise également un passage substantiel de la route au rail, aux voies navigables intérieures et au transport maritime à courte distance. Actuellement, le transport routier représente 75% des mouvements de fret intérieur

«L’Europe doit également utiliser la numérisation et l’automatisation pour augmenter encore les niveaux de sûreté, de sécurité, d’efficacité, de fiabilité et de confort, maintenant ainsi le leadership de l’UE dans la fabrication et les services d’équipements de transport, et améliorant notre compétitivité mondiale.»

La transition vers un système de mobilité plus vert, plus intelligent et plus résilient ne doit laisser personne de côté. La mobilité doit être disponible et abordable pour tous, les régions rurales et éloignées doivent rester connectées et les transports européens doivent offrir de bonnes conditions sociales à leurs travailleurs et créer des emplois attractifs.

«La stratégie définit un plan d’action de mesures politiques concrètes, structuré autour de 10 domaines d’actions clés (« phares ») qui guideront les travaux de la Commission dans les années à venir. Il établit également des jalons qui montrent où nous voulons être dans 10 ou 30 ans », indique le rapport.

L’Europe doit également utiliser la numérisation et l’automatisation pour accroître encore les niveaux de sûreté, de sécurité, d’efficacité, de fiabilité et de confort, maintenant ainsi le leadership de l’UE dans la fabrication et les services d’équipements de transport, et améliorant notre compétitivité mondiale.

Les transports ont été parmi les secteurs les plus durement touchés par la pandémie de coronavirus et la crise a entraîné la perte d’emplois et de revenus pour des entreprises saines. La stratégie définit les réformes, politiques et actions indispensables pour soutenir le secteur dans sa reprise.

D’ici à 2030, la Commission souhaite que les avions et les navires commencent à utiliser des carburants alternatifs. Il affirme que la majeure partie de cette quantité proviendra des biocarburants et juste une petite quantité de carburants à base d’hydrogène, tels que l’ammoniac ou l’e-kérosène.

Le rapport veut que les navires à émission zéro soient introduits d’ici 2030 et les gros aéronefs à émission zéro d’ici 2035.

 Le coût d’utilisation des transports au sein de l’UE devrait augmenter dans le cadre d’un plan qui vise à introduire des réductions massives des subventions aux combustibles fossiles et à encourager les alternatives vertes.

La feuille de route vise à «faire basculer le paradigme existant de changement progressif vers une transformation fondamentale», indique le rapport.

L’un de ces piliers verra l’extension et la révision du système d’échange de quotas d’émission de l’UE (ETS), le secteur maritime étant inclus pour la première fois dans l’ETS, d’ici janvier 2022.

Le rapport admet que le transport maritime et aérien «aura de plus grands défis de décarbonation dans les prochaines décennies, en raison du manque actuel de technologies zéro émission prêtes pour le marché, du long développement et des cycles de vie des aéronefs et des navires, des investissements importants nécessaires dans les équipements et infrastructures de ravitaillement, et la concurrence internationale dans ces secteurs. » Mais les émissions de ces deux secteurs ayant augmenté de 50% depuis 1990, une action urgente est nécessaire.

La CE appelle à ce que l’aviation et la navigation aient un «accès prioritaire» aux carburants renouvelables et à faible teneur en carbone, «car il y a un manque de groupes motopropulseurs alternatifs appropriés à court terme. En outre, la Commission envisagera de créer une alliance pour la chaîne de valeur des carburants renouvelables et à faible émission de carbone, au sein de laquelle les pouvoirs publics, l’industrie et la société civile coopéreront pour stimuler la fourniture et le déploiement des carburants les plus prometteurs, en complément des actions menées dans le cadre du Clean Hydrogen Alliance et s’appuyant sur le succès de l’European Battery Alliance14 », selon la stratégie de la CE.

(photo du siège de la Commission européenne par Guillaume Perigois, Unsplash)

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