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Les exportations agricoles propulsent le transport sur la Voie maritime du Saint-Laurent

Les exportations ont propulsé les activités dans le domaine du transport maritime sur la Voie maritime du Saint-Laurent en juin, alors que le coke américain et la potasse canadienne étaient acheminés à l’étranger au cours de la saison pour atteindre ainsi un record de 20 ans.  Les ports canadiens ont également fait état d’une forte demande en ce qui concerne les exportations de soja et de maïs cultivés en Ontario, alors que les cargaisons nationales de sel et de pétrole ont rebondi.

Les cargaisons totales de marchandises (du 22 mars au 30 juin) ayant transité par la Voie maritime du Saint-Laurent ont atteint 11,9 millions de tonnes, soit 8,3 % de moins qu’en 2021, comblant ainsi grandement le manque à gagner comparativement à avril, alors que le tonnage était en baisse de 18 % après que la saison ait débuté.

« Le corridor commercial maritime de l’est du Canada continue de démontrer, mois après mois, qu’il représente une voie d’exportation à la fois résiliente, fiable et durable pour les agriculteurs et les entreprises en ces temps incertains, » de dire Terence Bowles, président et chef de la direction de la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent. « Certains de ces produits, comme les céréales et la potasse, contribuent à atténuer le manque à gagner à l’échelle mondiale qu’on attribue à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. »

Le port de Thunder Bay, qui est le seul port d’exportation de potasse sur le réseau des Grands Lacs et de la Voie maritime, a déclaré qu’à ce jour les cargaisons de potasse ont déjà dépassé la moyenne annuelle du port. Par conséquent, les cargaisons de potasse des Prairies ayant emprunté la Voie maritime (du 22 mars au 30 juin) ont totalisé 376 000 tonnes métriques, en hausse de 282 % par rapport à l’an dernier. La potasse, qui est un ingrédient indispensable pour la fabrication d’engrais, était acheminée à destination de l’Europe, de l’Amérique du Sud et de l’Afrique du Nord.

Dans l’ensemble, les volumes totaux de céréales canadiennes ayant emprunté la Voie maritime sont en baisse de 21 % en raison de la récolte moins importante de l’an dernier dans les Prairies – la demande de céréales cultivées en Ontario reste forte.

En juin, plusieurs conteneurs de soja cultivé localement ont été chargés à bord d’un navire de Spliethoff au terminal Ramey’s Bend à Port Colborne en vue de l’exporter en Europe.

« Cet exportateur agricole faisait habituellement appel à des camions et des trains jusqu’au port de conteneurs, mais il était à la recherche d’une autre solution pour contourner une partie de l’arriéré dans la chaîne d’approvisionnement, » de dire Frank Montecalvo, vice-président des opérations – Ontario pour LOGISTEC, qui gère le terminal sur un terrain qui appartient à la Voie maritime. « Nous avions des conteneurs vides disponibles des importations précédentes dans la région du Niagara et nous étions en mesure de leur offrir une solution maritime plus simple et plus directe en éliminant le tronçon ferroviaire jusqu’à la côte.  Cette décision témoigne vraiment du potentiel du système des Grands Lacs et de la Voie maritime pour atténuer la congestion et offrir des alternatives plus efficaces aux entreprises de la région. »

Au port de Hamilton, les cargaisons de céréales cette année jusqu’au 30 juin sont en hausse de 28 % comparativement à l’an dernier.

« Nous continuons d’assister à la vigueur des exportations de céréales et de soja cultivés en Ontario en cette période ou les céréales canadiennes peuvent apporter une contribution positive à la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale. Jusqu’à fin juin, 1 million de tonnes métriques de céréales avaient été expédiées par le Port de Hamilton, » de dire Ian Hamilton, PDG de HOPA Ports, en ajoutant qu’on avait également annoncé en juin un nouveau programme d’investissement de 30 millions de dollars dans les infrastructures au Port de Oshawa, avec l’aide du Fonds national des corridors commerciaux (FNCC), ce qui aura pour effet d’augmenter la capacité d’exportation des céréales de l’Ontario par les cultivateurs à l’est de Toronto.

Le Port de Windsor a repris beaucoup de terrain, alors que les volumes des cargaisons à ce jour totalisent maintenant 1,8 million de tonnes, en baisse de 5 %, mais il s’agit là d’une amélioration majeure par rapport au début de la saison, alors que les volumes étaient en baisse de 15 %.  Les volumes de céréales restent encourageants, alors que les exportations de soja et de maïs sont très en demande, et les cargaisons de pierre reprennent après un démarrage lent en raison de la glace au printemps et des conditions hivernales dans les carrières.  Les cargaisons de sel ont vraiment rebondi, puisque la production de la mine de sel de Windsor dépasse maintenant ce qu’elle était en 2021 après la création d’une nouvelle couche. L’Essex Terminal Railway Company et Morterm, sa société sœur, qui exploitent l’unique installation de transport de cargaisons et de marchandises diverses du port annonçait plus tôt ce mois-ci un projet d’infrastructures de 11 millions de dollars, incluant 5 millions de dollars du FNCC pour construire un nouvel entrepôt dans le but d’accroître la capacité et d’améliorer l’efficience afin de transporter désormais l’acier de grande qualité servant à la fabrication d’automobiles par chemin de fer plutôt qu’à bord de bateaux.

De façon globale, la saison du transport maritime bénéficie d’une augmentation de 35 % des produits de vrac liquide, comme le carburéacteur, le carburant diesel et l’essence, qu’on transporte sur la Voie maritime du Saint-Laurent à bord de pétroliers nationaux vers des villes en Ontario, au Québec et dans l’est du Canada.

« La saison des vacances estivales bât assurément son plein. Nous avons assisté en juin à une augmentation considérable des cargaisons de carburéacteur, de carburant diesel et d’essence afin de répondre à la demande de voyages en avion et de déplacements sur les routes dans la région du Grand Toronto et dans l’est du Canada, » de dire Julie Lambert, présidente de Petro-Nav ltée, qui possède huit pétroliers nationaux.  « La période d’acheminement des cargaisons cruciales, comme les produits pétroliers, vers les communautés arctiques en bateau s’étend également de juillet à la fin de septembre.  Nos communautés arctiques dépendent d’un approvisionnement stable de ces produits tout au long de l’année, de sorte que la livraison à temps au cours de la période de navigation est cruciale.  Notre programme régulier dans l’Arctique combiné au marché vigoureux des lacs intérieurs permettra d’occuper pleinement nos navires au cours des prochains mois. »

(Photo Groupe Desgagnés)

 

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