Les employeurs du port de Montréal annonce des changements de planification

 

Avec le port de Montréal devenant plus congestionné chaque jour qui passe à cause des débardeurs refusant de travailler des heures supplémentaires et les week-ends, l’Association des employeurs maritimes (AEM) a annoncé un «passage aux horaires réguliers afin de maintenir la fluidité de la chaîne logistique» à partir du lundi prochain.

Pour continuer à servir la population, l’AEM a évalué toutes les options disponibles et elle utilisera, dès le lundi 26 avril, les dispositions de la convention collective lui permettant de passer à des horaires réguliers de semaine afin de maintenir la fluidité de la chaîne logistique. 

Cette option permettra de contrer, en partie, les effets néfastes de la grève des heures supplémentaires et des fins de semaine déclenchée par le syndicat.

« Les 80% des travailleurs travaillant 5,2 heures sur un quart de travail de 8 heures travailleront maintenant 7 heures », a expliqué Isabelle Pelletier, responsable des communications à l’AEM. «Normalement, ils sont 3 travailleurs pour 2 machines. Maintenant, il y aura 3 travailleurs pour 3 machines. Nous gagnons sur la productivité avec chaque travailleur travaillant sur leur propre machine. « 

Toujours en attente d’une réponse du syndicat sur les deux contre-offres déposées le 15 avril dernier devant les médiateurs, l’Association des employeurs maritimes (AEM) est aussi en attente de connaître les prochaines étapes de la part de ces derniers. Dans l’intervalle, l’AEM a tenu à rappeler qu’il n’y a eu aucune journée de négociation depuis le 15 avril dernier, même si l’AEM était disponible.

«L’AEM a à cœur le bien-être de ses employés et comprend que l’amélioration de l’équilibre travail-vie personnelle est une demande importante pour eux. C’est pour cette raison que les contre-offres du 15 avril sont bonifiées, elles comprennent des améliorations en réponse à cette demande».

Rappelons que les contre-offres du 15 avril visaient à répondre à celle déposée par le syndicat le 8 avril.

L’AEM et le SCFP 375, le syndicat représentant 1 150 débardeurs, n’ont pas été en mesure de conclure des négociations pour remplacer une convention collective qui a expiré le 31 décembre 2018. Un armistice de 7 mois s’est terminé le 21 mars et le syndicat a lancé des grèves partielles le 13 avril et a ensuite renouvelé un vote favorisant une action de grève complète éventuellement.

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