L’AAPC veut que Transports Canada lève l’interdiction de croisière d’ici le 31 décembre

 

L’Association des administrations portuaires canadiennes (AAPC) a exhorté le gouvernement fédéral à annuler l’interdiction provisoire de croisière existante jusqu’au 22 février 2022 d’ici le 31 décembre 2021, à la lumière des progrès considérables dans les vaccinations contre la COVID-19 et des récentes initiatives aux États-Unis pour contourner le marché canadien.

Dans une lettre adressée au ministre des Transports Omar Alghabra, l’Association représentant les 17 autorités portuaires canadiennes a déclaré que « compte tenu de notre vaste expérience clairement démontrée en matière d’exploitation sûre, d’augmentation des taux de vaccination et du long délai nécessaire pour préparer la reprise, nous demandons que votre gouvernement envoie maintenant un signal clair à l’industrie des croisières qu’il veut faire des croisières au Canada.

«Plus précisément, nous demandons l’annulation définitive de l’arrêté d’urgence relatif à la navigation de croisière d’ici le 31 décembre 2021, afin de permettre la mise en état des navires ainsi que la formation et la préparation du personnel avant le début de la saison des croisières.»

«Nous demandons également à Transports Canada de modifier l’arrêté en cours afin de permettre l’exploitation d’un nombre limité de petits bateaux (maximum 500 passagers plus équipage) à partir du 31 octobre 2021 dans des régions spécifiques.»

«Enfin, nous préconisons de communiquer rapidement et clairement ces mesures au secteur des croisières. En communiquant immédiatement ces modifications à l’arrêté d’urgence, votre gouvernement offrira un cadre pour une approche progressive et sûre, évolutive et prévisible de la reprise, tout en indiquant clairement que le Canada prévoit un rétablissement sécuritaire, y compris pour le tourisme de croisières.»

«L’urgence de notre demande est motivée par les mesures prises aux États-Unis pour abandonner le marché canadien. Cela revêt une grande importance en raison de l’introduction récente d’une loi américaine visant à exempter de façon permanente les navires de croisière américains de l’obligation de visiter un port étranger, permettant ainsi d’éviter les ports canadiens. Cette loi, qui s’ajoute aux répercussions de la COVID sur le secteur, met l’industrie canadienne des croisières dans une situation qui demandera des années à se rétablir.»

«Les enjeux sont critiques en l’absence de mesures gouvernementales immédiates pour signaler la reprise des croisières au Canada en 2022.  Les chiffres sont frappants — les ports d’escale de croisières canadiens ont accueilli environ 1 400 visites de navires de croisière et 3 millions croisiéristes pendant la saison 2019. Cette activité a généré au total près de 4,3 milliards $, plus de 30 250 emplois représentant 1,4 milliard $ en salaires et 467 millions $ en impôts sur les entreprises et les particuliers au Canada.»

La lettre est signée par la présidente de l’AAPC, Wendy Zatylny, et par Andrew Dixon, président du comité des croisières de l’ACPA. (Photo de l’activité croisière au Québec par Louis Rhéaume)

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