Armateurs du Saint-Laurent refute des coûts de pilotage supplémentaires

 

Par Leo Ryan, rédacteur en chef

Les compagnies de navigation intérieure qui font du commerce sur le fleuve Saint-Laurent sont en désaccord par rapport aux coûts administratifs supplémentaires des services de pilotage qu’elles doivent assumer dès aujourd’hui, ce qui aggrave encore leurs difficultés à réaliser des marges bénéficiaires dans une économie mondiale ébranlée par la pandémie COVID-19. Les frais supplémentaires découlent de l’application d’une loi de pilotage révisée qui a notamment transféré les responsabilités réglementaires de quatre administrations de pilotage régionales au ministre fédéral des Transports.

«La Loi a été modernisée, mais pourquoi nos transporteurs devraient-ils être pénalisés en payant ce qui s’est avéré être des coûts supplémentaires, en particulier dans une telle période de crise», a déclaré Louise Bédard, directrice générale des Armateurs du Saint-Laurent, au Maritime Magazine. «Dans les semaines et les mois à venir, nos transporteurs continueront de faire face à des moments très difficiles.»

À cet égard, Mme Bédard a envoyé une lettre de «cri d’alarme» le 1er juin au ministre des Transports Marc Garneau attirant une attention particulière sur le nouvel article 37.1 de la Loi sur le pilotage qui permet au ministre des Transports de facturer des frais d’administration supplémentaires aux administrations de pilotage. Pour les transporteurs, les frais supplémentaires s’élèvent à 39,64 $ pour chaque déploiement de pilote.

Subséquemment, le transfert de ces frais aux compagnies de navigation est «injustifiée», indique la lettre des Armateurs du Saint-Laurent. «Ces coûts représentent pour nos entreprises une facture additionnelle de 507 000 $ en 2020 et 800 000 $ en 2021. L’application de la nouvelle loi ne devrait pas entraîner de dépenses supplémentaires pour les compagnies maritimes qui doivent déjà absorber des coûts de pilotage très élevés.»

Pour assurer la survie et le développement économique futurs de l’industrie, Armateurs du Saint-Laurent ont demandé au ministre fédéral des Transports «de reporter l’application de ces frais administratifs pour cette année et en 2021 afin de permettre à notre industrie de surmonter cette crise et donc pleinement participer à la reprise économique. »

Dans sa réponse, M. Garneau a indiqué qu’il attendait les conclusions d’une enquête entreprise par l’Office des transports du Canada au sujet d’opinions divergentes sur le nouveau régime de pilotage afin d’analyser les contraintes financières. «Cette réponse ne nous a pas convaincus», a expliqué Mme Bédard au Maritime Magazine. (photo Louis Rhéaume)

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